Une jeune fille sortait de chez elle, en robe de chambre. Elle prenait le courrier, et regardait les lettres. Elle s'arreta sur une en particulier, l'ouvrit délicatement, la lu pour finalement la ranger dans la poche de sa robe de chambre. Elle regagnait la maison, et disparaissait derrière la porte en bois.
Parlons un peu de cette maison. Une maison ordinaire, grisée par le temps, des salissures noires apparaissants sur la facade. L'herbe haute sur la parcelle de jardin et de la mousse sur les carreaux de pierre menant à l'entrée. On pourrait croire à une maison abandonnée, mais non. Elle est habitée. C'est la famille d'Eléana Christ qui y reside, ou plutot sa mère et Eléana. Cette dernière à integré une modeste université, celle du coin à vrai dire, pourtant ses résultats lui permettaient d'intégrer les plus grandes écoles d'Angleterre, mais les moyens financiers ne sont pas à la hauteur de ces écoles. Qui a dit que l'argent ne faisait pas le bonheur ?
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Il y a du courrier ? criait sa mère depuis la cuisine.
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Que des factures ! répondait Eléana avant de remonter dans sa chambre.
Voilà à quoi se limitait les conversations avec sa mère depuis le départ de son père. Ca fait dix mois qu'il est parti, et il ne reviendra pas. Un job au Nord du pays. Un nouveau poste avec maison, voiture de fonction et nouvelle femme l'attendait là bas. Sa mère ne pouvait plus payer toute ces factures. Alors l'université, Eléana devait lui dire Adieu... à moins qu'elle ne trouve e moyen de la payer seule. Et c'est ce qu'elle à fait. Ca n'est pas le plus catholique, mais ca paye ses études. Elle fait le trottoir, ouai, la pute si vous voulez. Mais elle n'a pas le choix. Ca n'a pas été simple à vrai dire, surtout au début. Elle était vierge, alors forcément... Mais le gars qui l'a mit là s'est occupé de ca... lui même. Il y a été en douceur, tout en délicatesse. Et une fois par jour, elle devait aller le voir, et il s'amusait avec elle, la prenant dans tout les sens, lui faisant faire ce que les clients pouvaient attendre d'elle, et une fois prête, une fois souillée, il l'a mise à l'essai. Elle doit lui donner le quart de ses recettes. C'est pas beaucoup vous dites vous.. mais il a tout un réseau de filles, alors un quart par fille, ca lui suffit bien.
Le premier mois à été le plus difficile, elle était gênée, timide, et surtout assez choquée. Aujourd'hui, ca fait sept mois qu'elle fait ca, elle enchaine les hommes, tous plus répugnants les uns que les autres, passant du puceau qui vient perdre sa virginité, aux gros dégueulasse. Mais une règle s'est imposée à tous ses clients. Elle n'embrasse pas et ne couche pas sans préservatifs. Elle a fait un test du SIDA la semaine dernière aussi.
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Duuuuuuuuuuuuuude reveille toi ! criait un garcon aux oreilles de l'endormi.
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Mouai...-
Allez on a l'interview dans deux heures !Le garcon se levait avec peine. Il passa sa tête entre ses mains, avant de frotter énergiquement ses cheveux. Il se levai et passait devant son armoire, y prenant un un baggie, et passant la porte où était accroché plusieurs photo. On l'y voyait avec ses amis, trois autres garcons plutot mignon, le sourire sur chacun de leur visage. Au centre, on pouvait voir une jeune fille riant aux éclats. On pouvait imaginer la scène "
la jeune fille riait d'une bêtise sortie par son ami de toujours, laissant ses dents apparaitre joliment, ses cheveux s'agitant par le mouvement de rire de cette dernière, les yeux presques clos, la joie de vivre habitant ce corps " le tout avait été photographier pour immortaliser ce moment. Cette jeune fille apparaissait sur une autre photo, aux côté de notre bel Harry. Ils étaient dans les bras l'un de l'autre, allongé sur un lit. On aurait pu croire qu'il s'agissait d'un couple, mais non. C'était juste des amis, les meilleurs amis de Grande Bretagne comme ils le disaient.
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Bah enfin ! Pas trop dormis ?-
Bin... bof... répondit Harry à moitié réveillé.
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T'es vraiment incroyable comme mec ! lanca un blondinet assis en face de lui.
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Ouai... enfin si j'en vois ta tenue, tu t'es pas levé plus tard que moi...-
Ok. J'avoue.
Ils discutèrent pendant une dizaine de minutes, pour ensuite partir en direction d'un immeuble. Une chaine de télévision. Les plateaux, les lumières, les questions indiscrètes, Harry en avait l'habitude maintenant. C'était une star dans toute la Grande-Bretagne et même au-delà. Accompagné des trois autres membres, ils entraient sur le plateau, jouant leur chanson à la perfection et répondant au questions de la présentatrice sur-maquillée, et pas assez habillée pour un mois de Décembre.
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Je n'arreterai pas les cours à l'université maman !! criait Eléana.
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Tu n'as pas le choix ! Il faut que tu travailles pour m'aider à payer les factures ! repondait sa mère sur le même ton.
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Ce n'est pas à moi de le faire ! Je travaille déjà pour payer cette université minable que t'es pas capable de payer en plus de toute ses factures ! Je ne vois pas pourquoi je me sacrifierai pour toi !!-
Et je peux savoir quel travail tu fais ? Encore un emploi à temps partiel dans je ne sais quel hypermarché du coin ! continua sa mère,
tu pourrais envisager d'arrêter les cours pour te mettre à temps plein ! Tu gagnerai plus !-
Non maman ! Je ne fais pas la caissière dans un magasin et je n'arreterai pas les cours !-
Et qu'est-ce que tu fais alors ? s'inquièta soudainenement sa mère.
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Je fais la pute ! Tous les soir depuis sept mois ! dit-elle en éclatant en sanglots.
Le silence regnait dans la maison. Sa mère était toute pale à présent. Elle s'asseya sur la chaise près de la table en bois, le regard perdu dans ses pensées.
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Maman... commencai Eléana en pleurs.
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Non... coupa sa mère doucement,
pars de cette maison.-
P-pardon ? -
Pars de cette maison ! cria sa mère.
Ne reviens plus... je ne te connais plus, t-t-tu n'es plus ma fille. Je n'ai plus de fille à compté de ce jour.Eléana ne repliqua pas. Elle partait décue et honteuse, en pleurs. Elle remontai dans sa chambre, prit quelques affaires de cours, de quoi écrire, et de quoi se changer pendant une semaine, et une botte d'envelloppes rassemblées par un élastique. Elle fourra le tout dans un sac usé, et sortit de la maison, s'éloignant de la rue, de sa rue, elle jetta un dernier regard sur sa maison, sur son passé, et sur ses souvenirs.